L'héautontimérouménos, le bourreau de soi-même.

L'héautontimérouménos, le bourreau de soi-même.
Que sommes-nous devenus ? Qu'avons-nous fait ? Qu'est-ce que je t'ai fait ? Qu'as-tu fait de moi ? Je me demande encore où est-ce que l'on s'est perdu ... Jamais je n'aurais cru qu'on en arriverais là. Que ton sourire si doux se transformerait en ce rictus cruel devant ma douleur, devant moi. Qu'avons-nous fait ? Pourquoi cette idylle, ce bonheur parfait s'est-il muté en un enfer personnel où chacun de tes souffles me rappellent nos moments de fusions, et ouvre en moi un abîme géant. Tu as été tout pour moi, et maintenant tu t'en vas, tu me laisses là, le c½ur à genoux. Tu me laisses là, en me regardant me tordre de douleur, à m'arracher la voix, à te supplier de rester car sans toi, je ne suis rien. Je ne suis rien. Ignoble. Tu m'as tout donné, tu m'as fait croire aux mille et une nuits, tu m'as promis ton être, tu m'as donné ton amour et tu m'as retiré tout cela, sans aucun remords. Regarde-moi, je ne suis plus qu'un insecte à tes pieds. Ecrase-moi. Mais non. Lâche, ton orgueil apprécie trop de me voir ainsi. C'est ça le viol. Le viol moderne. Pourquoi as-tu fait ça. Je t'aurais tout donné, pas seulement moi, rien n'avait de limite si c'était pour toi. J'aurais tout fait et tu m'as détruite. Quelle idiote j'ai été, en fin de compte, quelle naïve. J'ai cru voir en toi, ce que je voulais y voir. L'amour c'est la victoire de imagination sur l'intelligence. Tes talents d'acteurs ne sont en rien dans cette victoire, c'est juste mon cerveau de femme qui m'a trahie. Je ris. Tu n'es en rien dans ma chute, je m'y suis précipitée seule. Ce que tu crois être ton ½uvre n'est en réalité que de ma main. J'ai créé cette situation de toute pièce, tu n'es juste un pion qui croit être le roi, le vainqueur. Je suis instigatrice de ce drame, je suis le pendu qui pousse le tabouret et toi, toi tu n'es qu'un spectateur qui croit être l'acteur principal. Idiot. C'est moi qui saute du dernier étage, pas toi qui me pousse. Je ne suis plus la victime, je suis le bourreau.


© Lou *

# Posté le lundi 13 juillet 2009 11:10

Modifié le mercredi 04 novembre 2009 11:14

Juillet 2009.Août 2009.

Juillet 2009.Août 2009.
« Vivre c'est se réveiller la nuit dans l'impatience du jour à venir, c'est s'émerveiller de ce que le miracle quotidien se reproduise pour nous une fois encore, c'est avoir des insomnies de joie. »

Je crois que je ne me remettrait pas de ces vacances, jamais. J'en ai même pas envie. Le proverbe au-dessus n'est pas là simplement pour faire joli, non, il est la pure description de ce que j'ai vécu pendant ces semaines. C'est étonnant. J'en ai eu des vertiges pendant ces vacances, des réactions étonnantes, des conversations surprenantes, mais jamais, pas à une seule seconde je n'ai eu envie qu'elles se terminent. Je dois certainement dire ça à chaque fois, mais là tout fut vraiment orchestré d'une main de maître. Quelques fausses notes, il faut quand même l'avouer, mais rien qui ne vienne gâcher l'image que j'en ai. Je me suis sentie heureuse, je suis encore tellement euphorique qu'aujourd'hui, je me suis retrouvée bêtement devant la question : "Qu'est-ce que tu détestes le plus ?". Je n'ai pas su répondre, que répondre ? La vie a était quasi parfaite et on me remet devant ses mauvais côtés brutalement. Vraiment, j'en ai oublié les moments agaçants, comme devoir attendre, se torturer l'esprit, avoir trop chaud, ne pas avoir le droit de parler, de ne pas devoir regarder son portable, de ne pas pouvoir allez là où ça me dit. C'est beau les vacances, c'est chaud les vacances.


Et je crois que je vais devoir faire mieux aux suivantes ;)

# Posté le dimanche 07 juin 2009 11:44

Modifié le mercredi 04 novembre 2009 11:27

A nos amours interdits.

Dans la chambre sans bruit la nuit nous faisons route. Amoureux solitaires sans regarder derrière. Nous fuyons tous les deux, tu me fis qu'on est fou ; alliés, là dans l'ombre tu éclaires dans les draps de satin noires étaient nos nuits blanches.Toi, tu m'ouvrais la voie, moi, je cambrais les hanches. Au brûlant de la peau, au puissant des parfums de la sueur de l'autre comme deux sans abris au milieu de l'orage, sous les coups, sous la pluie nous joignons nos visages. Au-delà des réels mon amour avec toi, allez viens on s'arrache, allez viens on se crashe ! Evadés, Clandestins Allez viens... Allez, envoie le corp, au défi de l'hardcore aller envoie tes rêves aller envoie tes lunes allez crame mon âme que nous brûle passion que nous mène l'union aux hallucinations, que la peur dans tes yeux fasse monter l'acide jusqu'au bord de tes lèvres aussi noires que la nuit qui nous emmène au large sur des terres sacrées où l'on aime à saigner, où l'on aime à s'aimer. Que l'on meure maintenant dans ce lit, fugitifs, accrochés à nous-mêmes, perdus dans le récif ; que s'arrête le temps! Que continue l'instant ! Et que s'ouvre l'abysse devant toi mon amour; Aller délivre moi du plaisir qui nous ronge allez libère toi au violent de nos songes allez, transe avec moi sans jamais t'arrêter, toute nue sous l'orage, je veux te voir pleurer. Hors de moi ! S'évader Clandestins, dérapés.

# Posté le mercredi 08 avril 2009 15:01

Modifié le mercredi 07 octobre 2009 04:36

Fire and Ice.

Some say the world will end in fire,
Some say in ice.
From what I've tasted of desire
I hold with those who favor fire.
But if it had to perish twice,
I think I know enough of hate
To say that for destruction ice
Is also great
And would suffice


Robert Frost


MON LEVER DE SOLEIL, DEPUIS MA CHAMBRE; MON PETIT BONHEUR
Fire and Ice.

# Posté le samedi 07 mars 2009 05:54

Modifié le mardi 08 septembre 2009 11:30